LA DÉMARCHE ACIM

dimanche 2 février 2014, par Henri Planchon.

ACIM est une démarche, et non une méthode, qui intervient en complément à un enseignement ordinaire pour faciliter l’acquisition de connaissances - abstraites, concrètes, techniques - dans les cas de difficultés particulières. Elle peut aussi être mise en place dans les groupes traversés par des tensions lors de choix, d’engagements, de prises de décisions.

La démarche ACIM met l’accent sur le développement de l’imaginaire, de l’intuition, de la pensée et de la réflexion. Cela passe par la confrontation avec une situation complexe et abstraite où des indices graphiques non figuratifs posent (le) problème. L’élaboration menée à partir de cette situation conduit à une validation dans le concret, la réalité. Elle accompagne également la mise en forme de la parole et du discours, éventuellement la rédaction d’un texte écrit.

L’ensemble s’appuie principalement sur l’outil que nous appelons « modélisation », support construit soit par le formateur, soit par les apprenants et le formateur.

Pour les apprenants, la modélisation naît de la production spontanée d’idées traduites par des mots, que l’on relie entre eux pour former un tout ayant une signification générale et conduisant à l’approche de connaissances ou de savoir-faire qui seront développés oralement lors d’une présentation finale. Ces discours engendrent des débats qui vont conduire à apporter des modifications à la modélisation première, acceptées par tous afin d’aboutir à un accord général, un consensus. On aboutit donc à une nouvelle modélisation, reconnue par tous, à partir de quoi on pourra extraire des conclusions, des règles et des mises en application. Dans ce cas, pour initier l’activité du groupe, il est nécessaire que le formateur propose en premier son propre document où figurent des éléments qui seront acceptés ou rejetés, afin que chacun - seul ou en petit groupe - puisse ensuite oser produire une modélisation. Enfin, toutes ces productions différentes doivent s’enrichir mutuellement pour aboutir à une modélisation consensuelle.

Pour le formateur, il s’agit de créer un support, image originale d’un nouveau parcours inventé pour accompagner les apprenants sur la route de la connaissance. Une route qui fait appel aux souvenirs d’apprentissage, aux difficultés rencontrées alors, et qui fait découvrir un chemin qui nous aurait permis de mieux comprendre ce que l’on savait déjà. Il s’agit alors de construire une modélisation originale qui doit poser problème, susciter la motivation par sa complexité, mais où il est aussi possible de découvrir des repères permettant de poursuivre l’exploration du document avant d’arriver à une conclusion. Celle-ci met en forme une connaissance nouvelle, constituée d’éléments reliés entre eux, qui donne sens à l’ensemble du document et est appelée, en fin de découverte, à être normalisée, généralisée et mise en application.

Articles

0 | 5 | 10